En ce 1er janvier 2012, c’est décidé depuis plusieurs mois, nous repartons en voyage, direction l’Asie du Sud-est : en Thaïlande, au Cambodge et au Laos. Comme à notre habitude, ce sera en famille avec nos deux filles, Ilda bientôt treize ans et Zélie six ans. En valises à roulettes transformables en sacs à dos, nous avons choisi d’explorer cette zone géographique de la planète que nous ne connaissons pas, en utilisant les transports en commun.
A quelques jours du départ de Paris en avion pour un atterrissage à Bangkok, capitale de la Thaïlande, nous ne savons toujours pas quel sera réellement notre itinéraire ; nous en avons tout au plus une vague idée, principalement liée aux différents visas. A chaque voyage, il en est de même. Il reste fondamental pour nous d’arriver dans un nouveau pays le plus neutres possible, sans à priori, idée préconçue, imaginaire tiré d’un livre… Se laisser porter par le voyage, s’imprégner, prendre le temps d’y vivre une tranche de vie la plus longue possible, rencontrer la population, découvrir, apprendre - tous les jours.
C’est cela pour nous la base, le point de départ d’une nouvelle aventure.
SEMAINE N°1
1. Il fait nuit lorsque nous atterrissons à Bangkok le 2 janvier 2012. Nous nous faisons conduire en taxi jusqu’à Khao San Road, le quartier des hôtels bon marché, encore noir de monde, très agité et bruyant à cette heure-ci. Nous trouvons enfin une chambre à 23H30… Contents mais épuisés par ces trois jours de voyage depuis que nous avons quitté notre domicile le 31 décembre au matin.
I Impossible de connaître Bangkok sans emprunter le bateau-bus, pour quelques bahts seulement, afin de naviguer sur le fleuve Chao Phraya. En descendant vers le sud, nous rejoignons les hauts buildings représentatifs, pour moi, de l’imagerie typique de cette ville.
. Un autre jour, nous louons un « long-tail boat » (bateau traditionnel en bois au moteur puissant) afin de voir les fameux « khlong ». Tout un réseau de canaux qui malheureusement, ressemblent plutôt à des égouts à ciel ouvert aux abords du fleuve… Mais en s’éloignant du centre, nous retrouvons calme, sérénité et propreté.
4. Le premier dessin du voyage, l’immanquable temple du grand palais, le Wat Phra Kaeo . En fait on n’en verra pas plus pour le moment, trop de monde, on se bouscule dans la grande cour d’entrée avec des milliers de touristes du monde entier. Nous optons pour la visite d’un autre temple juste à côté mais beaucoup moins fréquenté.
Semaine N°2
1. Dimanche 8 janvier, après presque une semaine à Bangkok, nous reprenons la route pour l’île de Ko Chang, plus au sud. Une journée tout entière de trajet : taxi pour se rendre à la gare, 5H de bus jusqu’à Trat, pick-up pour l’embarcadère, 1H de ferry, puis taxi spécial touristes pour rejoindre « Lonely beach » sur la côte ouest. Il est 23H lorsque nous parvenons à trouver une hutte au bord de la mer, pour enfin pouvoir poser nos sacs et sortir nous restaurer. Sur la route, un paysage desséché et plat, parsemé de plantations de canne à sucre, bananiers, ananas et hévéas (l’arbre à caoutchouc). Et partout à l’entrée comme à la sortie des villes, de grands portraits du roi et/ou de la reine et des centaines, des milliers de drapeaux nationaux.

2. « Lonely beach » n’a plus rien de « lonely ». C’est au contraire un village hypra fréquenté où tout est conçu pour accueillir une foule de touristes occidentaux. Ce serait depuis le tsunami de 2004 qui ravagea le sud du pays (où nous ne voulons aucunement nous rendre) que Ko Chang se développa. Partout des bungalows, des bars, restaurants et échoppes vendant des fringues ou proposant excursions, location de scooters, tatouages, etc. L’afflux touristique de masse tendant – partout sur la planète – à l’uniformisation.
3. Sur la plage – très belle en effet – nous passons de longues heures à profiter de l’eau chaude et du soleil, pourtant voilé le plus souvent. Or tous les jours, des singes venus de la jungle toute proche (de l’autre côté de la route) s’amusent à importuner les touristes en cherchant quelque chose à manger ou boire un peu d’eau de mer. Et tous les soirs, techno party… comme en d’autres bars/boîtes de la petite « ville » jusque tard dans la nuit.
4. Ce qu’il y a de bien avec les touristes, c’est qu’ils se concentrent tous au même endroit, dans la même rue. Pour faire ce dessin, il m’a suffi de faire trois mètres cinquante de côté, franchir une petite porte ouverte pour arriver dans la cour d’un temple désert. Là, un resto pour Thaï, une table, une chaise, conditions idéales pour dessiner cette dame qui coud.
Source : S. Chardon et C. Roussell