Tour de France à pied :25 Décembre 2011 au 1er janvier 2012 De Muzillac à Saint Brévin-les-Pins 2167 km


Le 31 Décembre, nous passons la Loire par le Pont de Saint Nazaire. Traverser un pont pour passer de 2011 à 2012, c’est un joli symbole. Changer de rive, de lieu, d’environnement… et changer d’année. Poser un pied dans un nouvel endroit, le découvrir, rencontrer et aller de l’avant. Voilà, c’est ainsi que nous resentons notre dernière journée de 2011 et que nous entrons dans 2012, nos chaussures portées par la poésie… mais dans ce que nous vivons au jour le jour pendant ce tour de France avec nos sacs sur le dos, la réalité peut parfois sembler un peu moins mélodieuse…

Retour en arrière, Samedi 31 Décembre 2011.
Nous passons la Baule, ses grandes avenues, ses splendides décorations de Noël et la foule qui se presse partout dans les magasins. On se sent dépassés par tant de lumières, tant de voitures, tant de monde et de propositions de parfums, chocolats, bijoux et autres téléphones portables… le tout, concentré dans une unique rue. Depuis près de 5 mois maintenant nous parcourons la côte française, longeons des chemins sauvages,  traversons des villages oubliés où nous ne croisons personne. Alors tout à coup, on se sent projetés dans un autre univers.

En milieu d’après-midi, nous arrivons à Saint Nazaire sous un ciel gris et menaçant. Voici quelques heures déjà que nous avançons dans des rues tout aussi grises et le temps ne semble pas devenir plus clément pour nous accompagner dans nos dernières foulées de 2011. Devant nous, la Loire : malheureusement, nous n’avons pas pu trouver de passeur. En ce 31 Décembre, tout le monde est bien occupé et de toute façon, la météo annonce une mer particulièrement houleuse et des rafales de vent à plus de 100 km/h alors forcément, personne ne sort en bateau ! Nous devons nous résoudre à gagner le pont de Saint Nazaire. A priori, il est accessible aux piétons mais nous avons eu deux sons de cloche différents, rien n’est sûr. Après discussion, hésitations et autres tergiversations, nous prenon notre décision : tentons le coup !


Pendant plus d’une heure, nous marchons à travers la zone industrielle portuaire de Saint Nazaire, longeant d’énormes blockhaus où sont construits des sous-marins et d’immenses cargos. Nous nous retrouvons vite dans un « no man’s land », au milieu d’entrepôts désaffectés, abandonnés. Difficile d’imaginer qu’il y a quelques années, cette zone regorgeait d’activité…
Enfin, le pont nous apparaît, dans la brume et le ciel humide. Il se remet à pleuvoir, la lumière baisse, il va faire nuit dans peu de temps. Vite, pressons le pas…



Arrivés à l’entrée du pont, nous stoppons net. Le pont de Saint Nazaire est en fait une deux fois deux voies où les voitures passent en trombe sur la chaussée mouillée ! Il y a bien un passage pour piétons mais il est très étroit, juste la place de passer en file indienne On se regarde… On hésite, on recule… Est-ce vraiment une si bonne idée ? De toute façon, c’est difficile de faire demi-tour, il faut retraverser toute la zone. Allez, on se lance. Les voitures nous frôlent à 80 km/h, la pluie nous fouette le visage, la visibilité est réduite… et le vent souffle tellement fort qu’on s’accroche à la rembarde pour ne pas être déportés. Pendant 6 km, on avance, tête baissée, en faisant abstraction de tout… la pluie, le vent, les voitures, le froid. On se crée une bulle, un monde à soi, on fait le vide et on avance. Chaque mètre est un mètre gagné, chaque pas nous rapproche de l’autre rive. Au milieu du pont, pluie et vent se calment quelques instants, comme pour nous laisser le temps d’admirer les éclairages de la ville la nuit. Une fois parvenus de l’autre côté du pont, sonnés, trempés, Laurent et moi ne pouvons nous retenir de tomber dans les bras l’un de l’autre… Le pont est franchi et nous entrons, ensemble, à bras ouverts dans 2012 !

Nous vous souhaitons une excellente année 2012, pleine de voyages et de rencontres !! 

Source : Laurent Granier et Aurélie Derreumaux  

Tour de France à pied : 2167 km de De Muzillac à Saint Brévin-les-Pins, du 25 Décembre 2011 au 1er janvier 2012



Le 31 Décembre, nous passons la Loire par le Pont de Saint Nazaire. Traverser un pont pour passer de 2011 à 2012, c’est un joli symbole. Changer de rive, de lieu, d’environnement… et changer d’année. Poser un pied dans un nouvel endroit, le découvrir, rencontrer et aller de l’avant. Voilà, c’est ainsi que nous resentons notre dernière journée de 2011 et que nous entrons dans 2012, nos chaussures portées par la poésie… mais dans ce que nous vivons au jour le jour pendant ce tour de France avec nos sacs sur le dos, la réalité peut parfois sembler un peu moins mélodieuse…




















 Retour en arrière, Samedi 31 Décembre 2011.
Nous passons la Baule, ses grandes avenues, ses splendides décorations de Noël et la foule qui se presse partout dans les magasins. On se sent dépassés par tant de lumières, tant de voitures, tant de monde et de propositions de parfums, chocolats, bijoux et autres téléphones portables… le tout, concentré dans une unique rue. Depuis près de 5 mois maintenant nous parcourons la côte française, longeons des chemins sauvages,  traversons des villages oubliés où nous ne croisons personne. Alors tout à coup, on se sent projetés dans un autre univers.

En milieu d’après-midi, nous arrivons à Saint Nazaire sous un ciel gris et menaçant. Voici quelques heures déjà que nous avançons dans des rues tout aussi grises et le temps ne semble pas devenir plus clément pour nous accompagner dans nos dernières foulées de 2011. Devant nous, la Loire : malheureusement, nous n’avons pas pu trouver de passeur. En ce 31 Décembre, tout le monde est bien occupé et de toute façon, la météo annonce une mer particulièrement houleuse et des rafales de vent à plus de 100 km/h alors forcément, personne ne sort en bateau ! Nous devons nous résoudre à gagner le pont de Saint Nazaire. A priori, il est accessible aux piétons mais nous avons eu deux sons de cloche différents, rien n’est sûr. Après discussion, hésitations et autres tergiversations, nous prenon notre décision : tentons le coup !



Pendant plus d’une heure, nous marchons à travers la zone industrielle portuaire de Saint Nazaire, longeant d’énormes blockhaus où sont construits des sous-marins et d’immenses cargos. Nous nous retrouvons vite dans un « no man’s land », au milieu d’entrepôts désaffectés, abandonnés. Difficile d’imaginer qu’il y a quelques années, cette zone regorgeait d’activité…


Enfin, le pont nous apparaît, dans la brume et le ciel humide. Il se remet à pleuvoir, la lumière baisse, il va faire nuit dans peu de temps. Vite, pressons le pas…


Arrivés à l’entrée du pont, nous stoppons net. Le pont de Saint Nazaire est en fait une deux fois deux voies où les voitures passent en trombe sur la chaussée mouillée ! Il y a bien un passage pour piétons mais il est très étroit, juste la place de passer en file indienne On se regarde… On hésite, on recule… Est-ce vraiment une si bonne idée ? De toute façon, c’est difficile de faire demi-tour, il faut retraverser toute la zone. Allez, on se lance. Les voitures nous frôlent à 80 km/h, la pluie nous fouette le visage, la visibilité est réduite… et le vent souffle tellement fort qu’on s’accroche à la rembarde pour ne pas être déportés. Pendant 6 km, on avance, tête baissée, en faisant abstraction de tout… la pluie, le vent, les voitures, le froid. On se crée une bulle, un monde à soi, on fait le vide et on avance. Chaque mètre est un mètre gagné, chaque pas nous rapproche de l’autre rive. Au milieu du pont, pluie et vent se calment quelques instants, comme pour nous laisser le temps d’admirer les éclairages de la ville la nuit. Une fois parvenus de l’autre côté du pont, sonnés, trempés, Laurent et moi ne pouvons nous retenir de tomber dans les bras l’un de l’autre… Le pont est franchi et nous entrons, ensemble, à bras ouverts dans 2012 ! 



 Nous vous souhaitons une excellente année 2012, pleine de voyages et de rencontres !! 

Source : Laurent Granier et Aurélie Derreumaux 

Tour de France à pied : 2017 km de De Poulhinec à Muzillac, du 10 Décembre au 24 Décembre 2011
























Le mois de Décembre aura été marqué par la tempête Joachim qui a touché la France et les côtes bretonnes de plein fouet… Le ciel s’assombrit, des rafales de vent montent à 130 km/h, la pluie s’abat sur les toits… quand la tempête s’éloigne, nous sortons le bout du nez dehors et découvrons les dégâts de Joachim : d’énormes branches brisées, des arbres centenaires arrachés, des kilos de sable qui recouvrent les dunes, des fils électriques qui jonchent le sol. Ca fait mal au cœur… Mais le plus terrible, c’est le fameux cargo, le TK Bremen, qui s’est échoué au large de Lorient sur la plage d’Erdeven. Nous passons trois jours après son échouage et découvrons ahuris, cet énorme mastodonte embourbé dans le sable. On se croit en d’autres temps, en d’autres lieux. Jamais nous n’aurions pensé voir un jour un tel drame de nos propres yeux. Le TK Bremen s’impose, immense, sur la plage et casse la pureté de la ligne d’horizon, alors que ce site émerveille par son naturel et sa simplicité préservés. 




Le ciel est bas, toujours orageux, ce qui amplifie l’ambiance apocalyptique de la scène. Une odeur de mazoute plane dans les airs, les services de sécurité ont déterminé un territoire que l’on ne peut franchir, et tout autour, locaux et touristes viennent constater le drame avec effroi. Et chacun s’interroge… Pourquoi ce cargo s’est-il retrouvé en pleine mer en pleine tempête ? Fausses informations? Erreur de jugement ? Question d’argent et d’assurance ? Cumul de mauvaises décisions ? Ce qu’on entend autour de nous englobe un peu tout cela… Il semblerait que le TK Bremen ait été positionné dans une « zone d’ancrage » en dehors du port de Lorient car les places au port sont « hors budget ». Mais dans cette zone, le TK Bremen était plus exposé au vent et au courant et il s’est mis à dériver… avant d’échouer sur la plage d’Erdeven, en pleine zone naturelle protégée. La suite, tout le monde la connaît : pollution de l’eau de la rivière d’Etel ainsi que de la faune et de la flore qui l’habitent, perturbation visuelle, révolte des écologistes et des gens de la région. On ne peut que s’indigner devant ce drame et se souvenir notamment de l’Erika il y a 10 ans. Alors d’autres questions émergent : pourquoi l’histoire semble-t-elle se répéter sans cesse ? L’homme n’est-il pas capable d’apprendre de ses erreurs ? Incompréhension, colère, tristesse, dégoût… se mélangent dans les regards et les réflexions quand au loin une bannière crie « Plus jamais ! ».


Exceptionnellement, et parce que nous faisons le tour de la France à pied, des policiers nous escortent pour traverser la zone interdite, celle où des équipes travaillent jour et nuit pour extraire le mazout du cargo. Nous continuons notre périple en espérant que cette fois-ci sera la dernière et que la folie des hommes, un jour, trouvera une limite qu’elle ne franchira pas.




Source : Laurent Granier et Aurélie Derreumaux   

Minorque au fil de l’eau



Minorque, destination méconnue, petite île au coeur des Baléares, loin de l’agitation d’Ibiza, du fourmillement de Majorque. Minorque, île convoitée et tour à tour par Espagnols, Anglais, Italiens pour sa position stratégique, et de nos jours préservée des entrepreneurs immobiliers : soixante-dix pour cent de l’île est classée réserve de la biosphère.


 Si l’on souhaite profiter des bienfaits de la mer, du soleil, et de la nature, tout en évitant la foule des estivants, quoi de tel qu’un tour de l’île en voilier ? De nombreuses criques ne sont accessibles que par la mer, les plages du Sud sont de petits paradis, sable fin encaissé dans une falaise surmontée d’une pinède. Par la terre l’accès est payant lors de la saison estivale. Rien de tel en bateau. Il suffit d’arriver, de jeter l’ancre à quelques dizaines de mètres de la plage, pour profiter de l’endroit en toute quiétude. Si l’on veut aller à terre, on prend l’annexe, petit Zodiac spécialement prévu à cet effet. À vous alors les pique-niques sur la plage, en solitaire, en profitant du coucher de soleil.
En remontant la cote, il ne faut pas manquer une crique toute particulière : la falaise y est composée d’une multitude de grottes, sur plusieurs étages. Certaines même sont aménagées, avec un mobilier sculpté à même la roche. Ancien village hippie, quelques personnes y vivent encore à l‘année, tel des troglodytes modernes.


Au cours de la croisière, il est intéressant aussi de s’arrêter dans les ports. Mahon, la ville principale, qui donna son nom à la mayonnaise (ou mahonnaise...). Son port est le plus profond abri naturel du bassin méditerranéen. Ciutadella est l’autre grande ville de l’île : c’est une belle cité ancienne, aux teintes ocres, célèbres pour ses fêtes, au cours desquelles les paysans des alentours viennent parader sur de magnifiques chevaux noirs, qui cabrent en plein milieu de la foule au rythme des fanfares.
La cote Nord est plus sauvage, et moins fréquentée. C’est ce qui fait son charme. Les connaisseurs s’y retrouvent. La nature prend parfois des accents d'Irlande sur ces cotes rocheuses. ne manquez pas de vous arrêter à Fornells, petit village qui rappelle les cyclades, constitué de maisons basses, peintes à la chaux, au blanc toujours resplendissant. Ne manquez pas non plus une visite à l’intérieur des terres, en louant des vélos par exemple, que ce soit pour voir les fermes (l’île est encore très rurale), ou contempler le paysage du haut du Monte Toro où se trouve un charmant couvent et une vue à 360°.
Les minorquins sont fiers de leur joyau. Ici on ne parle pas castillan, ni catalan, mais minorquin. Muy bien se dit «Mol be» et l’allure «Poc a poc» pourrait être la devise. Un minorquine désigne un bateau local, les minorquines sont des chaussures de cuir locales, il y a même des glaces nommées minorquines. Quand on prend un verre à terre, après plusieurs jours à être bercé par les vagues, on est étonné de ressentir le «mal de terre», ivresse inversée et inattendue : le corps a pris le rythme marin, il s’est fait au balancement continu, à ce massage de l’âme et du corps donné par l’élément originel,  qui vous emplit profondément. À bord tout est communion avec les éléments. On cuisine à l’eau de mer, le vent vous fait tourner, ce qui a l’avantage de proposer une vue chaque fois différente depuis le pont arrière. La pêche est facile et le poisson abondant. Un petit barbecue placé à l’arrière nous régale de ses grillades. On dort comme jamais. La moindre risée donne un parfum d’aventure. La mer aussi favorise les rencontres. Il n’est pas rare de s’inviter entre voisins de mouillage. Les classes sociales se mélangent joyeusement, reliée par la même passion, et l’on peut parfois être invité sur un yacht pour manger une tortilla préparée par la femme du capitaine.
Attention toutefois (et là se trouve un plaisir plus profond encore) : la Méditerranée est parfois capricieuse, et l’on ne joue pas avec ces forces qui nous dépassent. À la moindre alerte, il convient d'être sage et de chercher refuge dans un port ou une crique abritée. C’est ce qui donne à l’expérience, non plus un simple parfum, mais une réelle dimension d’aventure.



Y aller :
Par avion : l’aéroport de Mahon est desservi depuis Paris et Barcelone. La compagnie Vueling propose des tarifs intéressants (vueling.com). Comptez entre 35 et 70 euros pour un aller.
Par bateau depuis Barcelone : Compagnie Transmediterranea. Environ 50 euros la traversée. www.trasmediterranea.es

Pratique
- Location de voilier avec ou sans équipage dans le port de Mahon : www.menorcanautic.com. 00 34 971 354 543. Prix variable suivant les saisons et le type d’embarcation. Ne pas hésiter à négocier.
- Location de Kayaks, vélos à Fornells : Katayak, Paseo marítimo 69, Fornells, 07748 Menorca, 00 34 626 48 64 26, info@katayak.net.
- Pour faire laver son linge en famille : La lavanderia del puerto. C/Des Castell. 00 34 666 85 06 12. Service impeccable par des français installés sur place.

Pour manger :
Quelques adresses conseillées par les locaux :
- Cranc pelut à Fornells : Gumersindo Riera 98, Fornells (Paseo Marítimo. 00 34 971 37 67 43. Parfait pour les fruits de mer. Le patron fait sa propre huile d’olive. 30à 50 euros par personne.
- Manger des tapas à Ciutadella : bar le triton (spécialité de pulpo à la gallega, succulentes tranches de poulpes frais à l’huile d’olive et au paprika). 55 rue Marina, 07760, Ciutadella de Menorca. 00-34- 971 38 00 02. www.bartriton.com



Par Antoine Cathalau

Tour de France à pied : 1909 km de De Pouldreuzic à Plouhinec, du 30 Novembre au 9 Décembre 2011



La dernière fois, nous vous parlions d’un petit coup de mou qui avait atteint le moral des troupes et de la tempête qui faisait rage dehors… heureusement, ces désagréments ne durent qu’un temps !


Une fois la tempête passée, nous reprenons la route, direction Concarneau. Il ne pleut plus, certes, mais le ciel est bas et gris et le vent souffle tellement fort qu’on est obligés de hurler pour se parler.


Il n’y a personne sur la plage, on comprend bien ceux qui n’ont pas un Tour de France à accomplir et qui ont préféré rester au chaud… Quand tout à coup, une femme passe, elle marche vite, avec des bâtons, le vent dans le dos… la fameuse marche nordique… par tous les temps !! Motivée !! Tout de suite, on se sent moins seuls…


Nous passons la soirée dans une petite maison de pêcheurs avec trois jeunes mordus de mer : Fannie est chasseuse d’épaves, Lucie est mousse sur un fantastique trois mâts qui vogue entre Ushuaïa et la Terre Adélie quant à Pierre-Yves, il a créé sa propre entreprise de culture de chanvre destiné à l’isolation des maisons. Leur point commun ? Le surf !


Ni une ni deux, dès le lendemain, on enfile les combinaisons, la fameuse planche sous le bras et hop, tous à l’eau ! Nous sommes sur la mythique plage de la Pointe de la Torche… avec une tempête qui se déchaine ! Les vagues sont immenses, le courant est fort, et bien sûr, personne d’autre que nous n’est sorti par ce temps ! Franchement, Laurent et moi, on ne fait pas les fiers… Lucie, Fannie et Pierre-Yves, eux, sont aux anges ! Grand sourire, ils trépignent à l’idée d’avoir la mer pour eux… De vrais gamins de 30 à 40 ans! Deux – trois explications de base sur « Comment tenir sur sa planche », un petit échauffement et on y va ! Une fois à l’eau, les vagues semblent moins impressionnantes. Il suffit juste de ne pas trop y penser, de se lancer… et surtout, de ne pas se laisser prendre dans les rouleaux ! Pas si simple… Première vague, manquée… Seconde vague, manquée… A la troisième, Fannie m’aide à trouver le bon angle, donne une impulsion et hop ! Je me retrouve au sommet de la vague ! Façon « j’ai fait du bodyboard toute ma vie… » Merci Fannie ! 


Mais très vite, les nuages nous rattrapent et la pluie déferle à nouveau ! C’est malheureusement la fin de la session… Vite, vite, on reprend nos planches et on fonce se mettre à l’abri. Ravis de notre expérience, on compte bien réitérer l’exercice, çà tombe bien, on a encore de nombreux spots sur le parcours de notre Tour de France à pied !


Source : Laurent Granier et Aurélie Derreumaux  

Tour de France à pied : 1740 km de De l’aber Wrac’h à Pouldreuzic, du 19 au 29 Novembre 2011






On approche des 1800 km et franchement, on commence à ressentir une nette fatigue…
Côté moral, on a connu mieux… coup de mou général, on a moins la gniac pour repartir le matin et soudain les journées nous semblent plus longues alors que physiquement parlant, elles sont plus courtes ! 




Chaque pas devient un calvaire : les pieds sont abîmés par les ampoules et la double (voire la triple) peau qui s’est formée, les talons chauffent, les épaules tirent, difficile d’avancer après 20 km (enfin, surtout pour moi, je l’admets… ;-)). Même nos chaussures ont rendu l’âme : complètement déchirées, trouées, grignotées par le sel et le sable, les semelles sont devenues tellement lisses qu’on glisse sur les rochers… Laurent sent le moindre petit gravillon en bord de route et moi, j’ai l’impression de sentir chaque os de chaque pied qui se tord dès que je pose un pied par terre…



Niveau météo, on a été chanceux jusqu’à présent, mais ça y est, ça se corse : la nuit tombe plus vite et on finit souvent avec nos lampes frontales à marcher pendant une heure dans la nuit, et au moment où j’écris, c’est tempête dehors ! Enormes bourrasques de vent, pluie diluvienne, les caniveaux qui se transforment en torrent…



Heureusement, les bretons ont LA bonne solution : les crêpes ! Rien de mieux en cas de petite hypo et de baisse de moral qu’une bonne crêpe bien chaude… Mais là, aussi, on commence à avoir un sentiment de « trop » : crêpe complète, crêpe forestière, crêpe nordique, crêpe bretonne… on les a toutes essayées ! Suffit la pate à crêpes, donnez-nous un bon steack frites !!

Allez, la décision est prise, on fait une petite pause aujourd’hui. Demain sera un nouveau jour et la tempête aura cessé.
C’est ça aussi, l’esprit du voyage…

Source : Laurent Granier et Aurélie Derreumaux 

L’hiver est là, Viva Barcelona !



La capitale de la Catalogne est culturelle avec Gaudi, commerçante le long du passeig de Gràcia et festive, autour de la Rambla. Mais surtout, elle est ensoleillée !
 
Décembre est là. Nul ne songera à le contester. Laissez ici vos bonnets et grises mines, et posez vos valises à Barcelone, le temps d’un week-end. 

                La visite commence au pied de la Sagrada Familia, le chef d’œuvre inachevé d’Antonio Gaudi. Ce fabuleux projet prévoyait trois façades ; une seule était réalisée à la mort de Gaudi. La Sagrada est l’attraction principale du quartier de l’Eixample, aménagé à la fin du 19e siècle, quand les Barcelonais détruisent les remparts médiévaux pour pouvoir agrandir la ville. Levez les yeux : vous trouverez d’étranges balcons, décorés de céramique, verre polychrome ou fer forgé. On retrouve partout l’âme de l’architecte : Antoni Gaudi. Autres œuvres symboliques : le parc Güell et La Pedrera, sur le passeig de Gràcia, authentique explosion de fantaisie. Ne manquez pas d’aller sur la terrasse pour une promenade dans une forêt magique de formes capricieuses et de volumes courbes. De là s’offrent de spectaculaires vues de Barcelone.

Antoni Gaudí (1852-1926) étudie l’architecture à Barcelone. Son style s’inspire d’abord du gothique catalan avec les volumes qui lui sont propres (large nef, recherche de la légèreté), puis de l’architecture islamique. Il étudie aussi la nature, observe plantes et animaux qui lui suggèrent des formes, des couleurs, des textures.


Barcelone shopping

Barcelone se targue d’avoir le nombre de magasins par habitant le plus élevé d’Europe. Milan ou Paris ont du souci à se faire ! Si vous aimez courir les boutiques branchées, c’est dans le quartier gothique (Barri Gotic) qu’il faut aller, à l’est de la Rambla. L’avenue piétonnière Portal de l’Àngel et la rue Portaferrisa, consacrée à la mode branchée, (jeans, articles psychédéliques, accessoires) sont parmi les rues les plus commerçantes et les plus fréquentées. Si vous cherchez des articles en rapport avec les beaux-arts, rendez vous carrer Petritxol (papeterie spécialisée, mais aussi maquettes des principaux bâtiments de Barcelone). Au Carrer del Pi se côtoient bijoutiers, boutiques de cadeau et cartes de vœux insolites. Enfin, à l’est du quartier gothique, le quartier de La Ribera concentre les boutiques d’artisans. Si vous avez peu de temps, vous pouvez aller directement au Corté Inglès ou, plus original, louer les services d’une « personal shoppeuse » qui vous aidera à cibler les magasins qui vous intéresse. 


Viva la noche

La vie à Barcelone s’organise surtout autour de la Rambla, fleuve de sociabilité, large rue colorée qui part de la place de Catalunya pour se jeter dans le port. En fin d’après-midi, faîtes une pause au Café de l’Opéra  ou à Escriba, célèbre établissement de style moderniste (1820) est installé dans un vieil entrepôt de produits alimentaires - on y sert dans la salle du fond ou en terrasse, de délicieux gâteaux et des plats salés accompagnés d’une boisson. Le soir, pour goûter à l’ambiance locale et se montrer, rien de tel que de se promener sur la Rambla pour un paseo. Pour s’imprégner de l’ambiance si spéciale de Barcelone (les bars ferment rarement avant 4 heures du matin), il faut se rendre dans les fameux bars à tapas et comme tous les Barcelonais pratiquer le « ir de copas », tournée des bars, véritable activité institutionnalisée.


CARNET D’ADRESSES

Y ALLER
Vueling, http://www.vueling.com/, La compagnie des bas prix, avec des vols Paris –Barcelone à partir de ??? 

PRATIQUE
A Barcelone : Passeig de Gràcia, 107 Palau Robert, 08008 Barcelona, Tel : 93 238 40 00, www.barcelonaturisme.com  
Personal shopper

NOTRE RESTAURANT
La llavor dels orígens, C. Vidreria, 6-8 08003 Barcelona, Tel. +34 93 310 75 31
Parmi les spécialités, il faudra goûter le pain à la tomate, les poivrons rouges à l’huile, et surtout les poissons préparés avec des sauces comme l’aïoli ou la samfaina (tomate, piment et aubergine). Et pour les amateurs de viande : la « butifarra » (saucisse) et le fuet de Vic sont délicieux.

NOTRE HÔTEL POUR TOUS LES BUDGETS
Mandarin Oriental, Barcelone
Passeig de Gràcia, 38-40 08007 Barcelona, Tel. +34 93 151 88 88, Fax. +34 93 151 88 89
Le dernier né des hôtels de luxe offre un équilibre subtil entre une architecture originale (une ancienne banque) et un grand confort. Goûtez aux cocktails du Banker’s bar. 
Hotel Gaudí – Nou de la Rambla 12 (Ciutat Vella) - Métro Liceu – Tél : 93 317 90 32 - gaudí@hotelgaudí.es Situé en face du palais Güell. Hall dans le goût moderniste. Les chambres sont spacieuses ; à noter celles des étages supérieurs dotées de terrasses d’où l’on a une vue surprenante sur la ville et les toits du palais Güell.

BY NIGHT
Luz de Gas – Muntaner 246 (Eixample) – Tel : 93 209 77 11 - www.luzdegas.com Un ancien théâtre Belle Époque héberge ce bar fréquenté par les plus « branchés ». Un jour par semaine, spectacles musicaux divers (country, jazz, soul et salsa).





Élégante, active, elle est toujours à la pointe de l’innovation. Place culturelle dont la créativité ne se dément pas, toujours vibrante, Barcelone vaut assurément à elle seule une longue visite. Il faut découvrir un à un les trésors de la ville, se laisser séduire par l’architecture attachante du modernisme et par les mille et une facettes de l’art contemporain qui s’expose généreusement partout en ville.
Il faut prendre le temps de flâner sur les grandes artères commerçantes de part et d’autre du passeig de Gràcia et voir les dernières tendances de la mode dans l’incontournable « El Corte Inglès ».
Et puis, le soir et fort tard dans la nuit, Barcelone c’est aussi une incomparable atmosphère de fête à l’image de ce qui se vit sur la célèbre Rambla.

Barcelone est une ville qui a la réputation d’être avant-gardiste et fêtarde et elle est souvent présentée comme la destination tendance par excellence. Ambiance nocturne, quartiers branchés, boutiques, tout à Barcelone tend à la classer parmi les villes à la mode.

Les Barcelonais ont beau avoir la réputation d’être discrets et réservés, ils aiment faire la fête et les sorties nocturnes font partie intégrante de leur vie quotidienne. La nuit barcelonaise peut se prolonger jusqu’au petit matin, en particulier le week-end. Les propositions sont variées, elles vont du café classique pour une conversation tranquille aux discothèques les plus branchées, en passant par les bars où il fait bon prendre un verre.

Les tapas sont de petites entrées variés que l’on mange à l’apéritif : souvent à base de fruits de mer, de légumes pimentés, de charcuterie, elles peuvent presque constituer un repas à elles seules ! Les tapas ne font pas partie des traditions culinaires catalanes, à l’inverse de ce que l’on retrouve dans d’autres régions espagnoles, mais Barcelone compte néanmoins d’excellent bars à tapas (voir notre carnet d’adresses).



Les bâtiments démodés de cette partie très animée de la ville alternent avec des maisons aux lignes plus modernes, composant une authentique mosaïque très variée et toujours surprenante. Une foule de Barcelonais la traverse nuit et jour pour se rendre aux marchés aux fleurs, marché aux oiseaux, marché artisanal et hippie, ou encore discuter du dernier match de football, écouter les chanteurs de rue et regarder les mimes. 


 Source : Gautier BATTISTELLA